«cru, bon lieu !»Origine du nom : 
Les celtes migrant depuis les temps préhistoriques élevaient des porcs et en faisaient le commerce. Dans leur langage le nom de "gor" désignait alors cet élevage et les lieux où ils se trouvaient.
On donna sans doute le nom de "gor" aux bois de chênes, poussés sur le territoire de la commune et dont on clôtura certaines parcelles pour servir de parcs d’élevage.
Ainsi s'en expliqueraient, outre le nom de la ville (autrefois agorto 1377, La Gort, Lagor et aujourd’hui Lagord), les noms des lieux-dits : le chêne, le clavier (clos enclave), le parc, le Lignon, Gor, en celte veut dire pourceau ; de là il y a eu goret, nom qui est encore utilisé aujourd'hui.
Cependant, les mots gore ou gord signifiaient aussi des canaux qui sont tracés dans les marais pour pêcher des anguilles et des poissons.
Quelques vestiges :
L’église du prieuré Notre Dame de Lagord, aujourd’hui église paroissiale.
Depuis 1840, il ne reste plus de l’antique église romane que le portail avec ses six chapiteaux semblables. Les sept modillons de la façade sont allés enrichir le musée archéologique de la ville de La Rochelle.
On notera que cette église a été partiellement détruite lors de l'incendie de 1939.
La restauration sommaire effectuée alors pour permettre son utilisation, est toujours en l'état.
Comme pour de très nombreuses églises de village, le cimetière était jusqu'à la fin des années 30, dans son environnement immédiat.
L'HISTOIRE :
A l'origine, Lagord englobait un territoire beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui. Ce n'est, en effet que vers 1880 que Puilboreau, alors simple hameau dépendant de la commune, obtient la séparation et devient ainsi commune de plein exercice.
La nouvelle commune de Puilboreau obtient également partie prenante à la succession Morin, bienfaiteur de Lagord ayant légué la totalité de sa fortune à la commune.
Sur Lagord, ce legs permit, entre autres, de construire la Mairie actuelle et une école des filles.
En effet, en 1881, Lagord avait une école de garçons installée dans un local de location mais n'avait pas officiellement d'école de filles, si ce n'est une école privée dirigée par les "Ursulines". Cette école payante n'avait d'ailleurs pas d'existence officielle. Ce n'est qu'en 1881 que la première école publique de filles s'ouvre dans un bâtiment à côté de la Mairie. Elle comporte une classe et un logement pour l'institutrice. A partir de 1931, on y ajoutera une classe enfantine et une cantine.
En 1957, l'école des filles et la classe enfantine sont donc fermées et transférées à l'école du bourg (face au terrain de sport avenue de Lagord).
La Mairie utilise aujourd'hui la classe des filles en salle des fêtes et la classe enfantine en salle de réunion. On a construit un bâtiment à la place de la cour et l'entrée de l'école est devenue l'entrée de la Mairie.
En 1833, la loi Guizot faisait obligation aux départements de posséder une Ecole Normale.
La Charente-Maritime, alors Inférieure, n'y avait pas mis grande hâte, et ce n'est qu'en 1861 que le Conseil Général optait pour le site de Lagord.
L'école est installée dans la propriété du Parc et inaugurée le 6 octobre 1863.
Elle fonctionnera jusqu'en 1906, date à laquelle fut construit dans le quartier de la Genette, à La Rochelle, un magnifique bâtiment qui devait, pendant près de 80 ans, continuer à former les instituteurs.
Une classe annexe est affectée à l'instruction gratuite de tous les garçons de la commune. Les garçons de Lagord fréquenteront cette classe jusqu'en 1910. Le Conseil municipal décide ensuite la construction d'une école sur un terrain près du bourg.
La première école communale de garçons ouvre en octobre 1910. Elle est fermée en 1957 et devient le bureau de Poste.
Il existait dans les temps anciens 6 moulins à vent dont aujourd'hui ne subsiste que le moulin Benoist (sans ailes) que tout le monde connaît ainsi que le moulin Vendôme. Cette présence laisse à penser que si la vigne occupait une part importante du territoire, subsistaient cependant de nombreuses parcelles vouées à la culture des céréales.
Le phylloxéra a entraîné la disparition de la vigne vers les années 1865-1870.